By Aurélie Dagneaux, KF11, Ecuador

Volcanoes can seriously affect economy.  An Icelandic one recently decided to prove nature’s power over humans, paralyzing worldwide economy and airline industry for weeks, costing billions.

An Ecuadorian one has regularly been doing the same over the last 10 years, with smaller, but serious consequences. Its name is Tungurahua.

Ecuador is a country of volcanoes. No less than 70, 14 of which are active. Yet, there are pretty quiet, apart from the Tungurahua, that woke up in 1999 and then in 2006, with dramatic consequences over the nearby villages (houses destroyed, people killed,…)

3 weeks ago, on May 28th, “Mother Tungurahua” (“fire throat” in quichua) entered into eruption again. The show is amazing.

Yet, how beautiful, there are worrying consequences affecting the whole country.

Economic consequences to start. Baños, the nearby town, lives only on tourism. First, tourists came to see the show. Then, were advised to avoid the place. Finally, banned from there, because it was getting seriously dangerous and worrying (some say Banos could disappear within 30 minutes in case of lava flow…). So far, minor evacuations have been practiced. Yet, the publicity has done harm to the town, and tourists have flown away (in 2006 and again this year). That’s harsh for a place which only revenues depend on tourism. Baños keeps on saying danger is over, and slowly tourists return.

Airports have been shutdown, Quito in 2006 and Guayaquil this year, because of ashes and rocks. Just to give you an idea of how powerful this volcano can be, Guayaquil is more than 400km away (Quito only 140Km). And 400km in Ecuador means 7 hours away…

In 2006, houses were destroyed and people displaced, for an estimated cost of 5M$.

Another economic issue is the impact on crops. All farmers interviewed recently around here in Chimbo, told me they found ashes on their crops, not once but several times over the past 3 weeks. And we are 3 hours away of that volcano…Yes, it spits really high (12km), that’s why it can be seen and felt from far. How cool and natural that fertilizer could seem, it will indeed affect their crops, and farmers are worried it will reduce or destroy their harvest.

That brings us to the health issue. The closest populations to the volcano have been told to wear masks all the time the first few days (we even had to wear those the first day). In 2006, people could not leave their houses for days/weeks, even as far as here in Chimbo.

Water has been contaminated.  Crops may be as well. The impact on health is still unknown (the volcano is still spitting) and (of course) not discussed yet. I just hope the impact on San Jose’s clients and health consequences for the whole country will be limited. That’s to be assessed in a few months…

In the meantime, San Jose’s clients need more than ever your help for agriculture.

Photo credits: Reuters, EFE, Dailymail

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Les volcans peuvent mettre à mal l’économie. Un volcan Islandais a récemment décidé de prouver la supériorité de la nature sur l’Homme, en paralysant l’économie et l’aviation mondiale pendant quelques semaines, coûtant au passage quelques milliards…

En Equateur, un autre s’amuse à la même chose depuis 10 ans ; avec des conséquences, certes moins dramatiques, mais néanmoins sérieuses. Son nom? Tungurahua

L’Equateur est un pays de volcans. Pas moins de 70, dont 14 actifs. Calmes pour la plupart, à l’exception du Tungurahua, qui s’est réveillé en 1999, puis 2006, avec des conséquences dramatiques pour les populations alentour (maisons détruites, plusieurs morts,…)

Il y a 3 semaines, le 28 Mai, « Maman Tungurahua » («gorge de feu » en quechua). Le spectacle est impressionnant.

Aussi beau cela soit-il, des conséquences sérieuses se ressentent à l’échelle du pays.

Des conséquences économiques pour commencer. Baños, le village voisin, ne vit que du tourisme. Les touristes sont d’abord venus admirer le spectacle, avant d’être encouragés à éviter le village, puis interdits de séjour en raison des risques sérieux (Baños pourrait être engloutie en 30min en cas de coulée de lave, selon certains). Jusqu’ici, seules des évacuations mineures ont été pratiquées. Mais la publicité a eu des répercussions négatives pour le village, et a fait fuir les touristes (en 2006 et à nouveau cette année). Dur, pour une ville dont les seuls revenus proviennent du tourisme. Baños ne cesse de répéter que le danger a disparu, et les touristes y retournent peu à peu.

Les aéroports ont également été fermés. Quito en 2006, Guayaquil en 2010, en raison des cendres et pierres. Pour vous donner une idée de la puissance de ce volcan, Guayaquil se trouve a 400km (Quito 140km seulement), ce qui à l’échelle de l’Equateur signifie 7 heures de distance.

En 2006, des maisons ont été détruites et les populations déplacées, pour un coût estimé a 5 millions de dollars.

Un autre problème économique non négligeable est l’impact sur les cultures. Tous les agriculteurs récemment interrogés ici à Chimbo m’ont dit avoir trouvé des cendres sur leurs cultures, non pas une mais plusieurs fois, au cours des 3 dernières semaines. Et nous sommes à 3 heures de distance…Oui, ce volcan crache à plus de 12km de haut, ce qui fait qu’il est visible et ressenti de loin. Aussi naturel ce fertilisant puisse sembler, la cendre aura un effet sur les cultures, et les agriculteurs ont peur de voir leur récolte réduite ou perdue.

Ce qui nous amène à la question de la santé. Les populations les plus proches du volcan ont eu pour consigne de porter en permanence leur masque les premiers jours (nous aussi avons du les porter le 1er jour). En 2006, les gens ne pouvaient pas sortir de chez eux durant des semaines, même ici, à Chimbo.

L’eau a été contaminée. Les cultures pourraient l’être aussi. L’impact sur la santé est encore la grande inconnue à l’heure actuelle (le volcan continue à cracher), et -bien sur- n’est pas encore un sujet de discussion. J’espère seulement que l’impact sur les clients de San Jose et les conséquences sur la sante à l’échelle du pays seront limités. Cela ne pourra être mesuré que dans quelques mois…

En attendant, les clients de San José ont besoin -maintenant plus que jamais- de votre aide pour l’agriculture.

Crédits photos : Reuters, EFE, Dailymail, El Telegrafo


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